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Là ou l'eau est l'horizon - INSTALLATION
Dnsep 

« Et je serai face à la mer qui viendra baigner les galets.
Caresses d’eau, de vent et d’air. Et de lumière. 
D’immensité.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera que ciel léger.
Et je serai face à la mer qui viendra battre les rochers » 

— Esther Granek, Évasion, 1997

Je suis allée me promener au Havre, de Rothéneuf à Loctudy, sur l’île de Cézembre, et j’ai senti qu’en ces lieux définis, la mer se remplit comme une cuve et le bleu vire parfois au noir. 
Ce projet a émergé de mes souvenirs singuliers de nombreuses promenades sur la côte bretonne, rythmées au son des haubans qui frappent les mâts des catamarans, les pieds dans le sable, au rez de l’eau, un pied sur terre, un pied dans l’eau. En contrebas de la chaussée du Sillon, les brises lames laissent sur les mains les traces du bois que l’eau salée a érodé et en tête celle de l’iode. Les restes d’écumes égarés sur le sable et la mer qui cogne la digue par temps de grandes marées sont les souvenirs que j’ai décidé d’exploiter pour produire un récit d’images qui se situe là où l'eau est l’horizon. 
Dans ce projet, j’ai senti qu’il était important que je me mette à mon tour face à la mer et que je choisisse un rocher pour me positionner face à l’immensité.

 

Cette installation prend la forme d’un paysage entre le réel et l’imaginaire, qui dévoile les strates des paysages côtiers, où la mer revient dans un mouvement de flux et de reflux. 
Ce projet, c’est capturer et tenter de dessiner et de redessiner inlassablement ce temps, ces temps. 

© Sandrine Binoux

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